Imaginez.
Il y a cette auteure dont les mots et les mondes vous ont accompagné à travers tant de nuits – romans, poèmes ou nouvelles, histoires de labyrinthes et de monstres, d’oracles modernes, de divinités japonaises, de mots tatoués et de conteuses dans un jardin… Un imaginaire riche, mythique, puissant, et qui a déposé son empreinte définitive sur les paysages de votre monde intérieur.
Imaginez.
Vous aimez l’art des lettres. Vous adorez ce moment de la journée où vous relevez le courrier, le bruit de l’enveloppe déchirée par le coupe-papiers, le sceau, les encres, les belles écritures, les timbres et cachets postaux. Et vous êtes las des éternelles, fades factures.
Fermez les yeux.
Depuis les Etats-Unis, loin, très loin, chaque mois, cette auteure dont vous adorez l’oeuvre vous envoie une lettre. Scellée, signée, ornée, et renfermant le trésor d’une nouvelle ou autre oeuvre inédite.
Ouvrez les yeux. Ouvrez votre boite aux lettres.
It’s for real…
The Omikuji Project, by Catherynne M. Valente
“The Omikuji Project is an experiment in cyberfunded art. It is an old-fashioned approach to new-founded literature, the shortest path from author to reader. It is a secret and marvelous communication, a unique way for you to read stories unavailable in any other venue, in any other way. It is a network of tales, a community. It is whispering in the dark; it is a fireside confession.
On the first of the month, subscribers will receive either a PDF or a mailed letter containing one short story not less than two-thousand words, a small piece of illustrative art by the author (and occasionally by her friends), and any other literary flotsam I can find to send you. The mailing, however, is the heart of the project: printed on high quality archival paper, autographed, and sealed with a scarlet wax stamp, they are stunning collectible artifacts.”
L’enfer, entend-on parfois, est pavé de bonnes intentions. Si la jeune Tristram avait été de nos contrées, peut-être se serait-elle interrogée sur ce pavage du monde souterrain. Etant anglophone, et enfant bien trop sage aux yeux de tous, elle décide d’expérimenter par elle-même ce qu’il en est de l’expression to dig a hole to China, cette activité à laquelle sont censés se livrer dans leur jardin tous les enfants dotés d’un minimum d’imagination. Un soir donc, la gamine terre-à-terre attrape une pelle et entreprend de se frayer un chemin sous terre. L’écorce terrestre cède le passage, et une porte s’ouvre ainsi sur un monde intérieur, et sa flamboyante mythologie… Sur les traces de Tristram, nous découvrons la topologie de cet Underworld, sa cosmogonie, ses habitants bigarrés qui semblent tout droit échappés de contes et légendes du monde entier, remixés avec quelques morceaux de mythe, de littérature ou de philosophie, sans oublier l’indispensable goutte d’humour : tel ce paon historien nommé Chiaroscuro (ceux qui partagent une de mes obsessions littéraires comprendront peut-être pourquoi j’ai souri à ce nom..).
Ainsi, aujourd’hui comme toujours, Catherynne Valente entraîne son lecteur dans un splendide voyage vers un monde riche, coloré, fascinant ; et comme toujours, nous suivons, nous marchons avec le sourire, ou plutôt ici nous creusons, les doigts plein de terre, la bouche emplie de mots, avec la foi de l’enfant qui sait qu’il trouvera sur son chemin la Chine, ou toute autre destination de rêve…
Pour en savoir plus sur le projet Omikuji, et peut-être rejoindre notre petite communauté de lecteurs conquis, rendez-vous sur le site de l’auteure, où se trouve mis en ligne, en plus de toutes les informations pratiques, le début de chaque nouvelle du mois.
Et vivement le mois d’août…



Hello la miss, c’est une drôle d’expérience. vu que je maîtrise très mal l’anglais, je passe mon tour.
Je suis contente, j’ai reçu “le crépuscule des loups” du calepin jaune.
Et pour finir, je t’ai tagué. Plus d’infos sur mon blog.
Bonne semaine, Psyché.
Laetitia la liseuse.