Ces temps-ci, j’ai beau avoir une vingtaine de livres en cours – et une PAL pour laquelle l’expression “en expansion constante” constitue un doux euphémisme -, mes lectures me ramènent toujours à la même étagère, ce pan de mur favori qui abrite notamment l’ensemble des publications de l’Oxymore. C’est donc bien parti pour une relecture intégrale gourmande de toutes les anthos de cet éditeur ! Et ce faisant, je me rends compte (une fois de plus) à quel point leurs ouvrages correspondaient à ce qui est pour moi l’anthologie parfaite (ou le recueil parfait, ou le livre…) Mine de rien, mon amour de la nouvelle remonte à très loin (je peux suivre la piste jusqu’au collège, voire au-delà), mais c’est clair, des collections telles qu’Emblèmes, Epreuves ou Emblèmythiques ont eu pour moi une énorme influence.
Prenez Emblèmes, par exemple. Bordel, je veux revenir à l’époque où j’ai découvert cette revue ! Je me rapelle encore dans quelle circonstance je dévorais les numéros pour rattraper mon retard, au rythme d’un par semaine, lu dans le métro (et on ne compte plus le nombre de stations loupées, ni le nombre de fois où je suis restée plantée sur le quai pour finir une nouvelle !) Le bonheur intégral. Un trajet pour apprivoiser l’antho, se familiariser avec les illustrations, le thème, l’ambiance, et parcourir l’avant-propos – très souvent d’un grand intérêt à lui seul. Puis une nouvelle par trajet, ni plus ni moins, histoire de bien savourer l’ambiance, apprécier les variations du reflet thématique, voire prendre bonne note du nom de l’auteur et de ses oeuvres, pour de futures explorations. Et un dernier trajet pour se plonger dans la partie Analyses. Une fois at home, en fin de semaine, c’était parcours de la bibliographie stylo en main, un dernier regard – éclairé par les textes, cette fois – sur les illustrations, et venait l’heure rituelle du rangement solennel dans la bibliothèque ^_^ 18 semaines de pur plaisir, au total, et une période de découvertes littéraires parmi les plus riches de ma (courte) existence.
D’où cet avertissement à quelques esprits chagrins qui sauront très bien se reconnaître : inutile de venir traîner sur ce blog, où on n’a pas fini d’entendre parler des ouvrages de l’Oxymore. Pas que l’Oxymore, mais tout l’Oxymore, oui (allez, c’est le moment de hurler à la “perversiooooon” !) En fait, si les chroniques ne sont pas déjà là, c’est juste que j’ai les doigts qui jouent au-dessus du clavier une valse hésitante, à se demander comment rendre honneur/hommage à ces oeuvres. Mais ça va viendre, faut juste que je me secoue (je suis sur l’Emblèmes Rêves, là, tapez-moi si d’ici deux jours je n’en ai pas mis en ligne le commentaire :-D – chose que j’eusse dû faire aujourd’hui, mais il y eut dérive vers ce préambule oxymorien)
//évidemment, ce serait tout de suite plus simple si mon modem ne jouait pas constamment à “combien de mots auras-tu le temps de taper avant que je ne coupe la connexion ?” *soupira-t-elle au bout de la dizième interruption*//
Dans l’intervalle, puisque ce blog se veut consacré à la nouvelle, bref récapitulatif (que j’actualiserai au fur et à mesure avec les liens z’idoines) des books de l’Oxy dont j’aimerais bien parler ici (et encore un grand coup de chapeau à cet éditeur pour la part des anthos et recueils dans son catalogue, et pour la qualité desdits ouvrages) :
¤ Collection Moirages :
- Léa Silhol, La Tisseuse (également publié en édition Fission)
- Léa Silhol, Musiques de la Frontière (idem, existe aussi dans une superbe édition Fission)
- André-François Ruaud, Magie Verte
- Léa Silhol, Traverses
¤ Collection Gemmail :
- Tanith Lee, Ecrit avec du sang (dirigé par Léa Silhol ; une édition collector en Fission)
¤ Collection Emblèmythiques :
- Léa Silhol éd., Ainsi soit l’Ange
- Léa Silhol éd., Lilith et ses Soeurs
- Léa Silhol éd., Il était une Fée
- Natacha Giordano éd., Chimères
- Léa Silhol éd., Mythophages
¤ Collection Epreuves :
- Claude Mamier, Récits des Coins d’Ombre
- Léa Silhol, Conversations avec la Mort
- Léo Henry, Les Cahiers du Labyrinthe
- Mélanie Fazi, Serpentine
- Jess Kaan, Dérobade
- Armand Cabasson, Loin à l’Intérieur
- Lélio, Douze heures du Crépuscule à l’Aube
¤ Collection Emblèmes :
- Léa Silhol éd., Vampyres
- Natacha Giordano éd., Sortilèges
- Alain Pozzuoli éd., Momies
- Natacha Giordano éd., Rêves
- Léa Silhol éd., Venise Noire
- Greg Silhol éd., Extrême-Orient
- Léa Silhol éd., La Mort, ses Vies
- Alain Pozzuoli éd., Cités Perdues
- Jess Kaan & Greg Silhol éd., La Route
- Alain Pozzuoli éd., Sociétés secrètes
- Léa Silhol éd., Doubles & Miroirs
- Sire Cédric éd., Polar
- Natacha Giordano éd., La Mer
- Antoine Lencou éd., Les Portes
- Estelle Valls de Gomis éd., Trésors
- Léa Silhol éd., La Mort, ses Oeuvres (HS 1)
- Léa Silhol éd., Les Fées (HS 2)
- Léa Silhol éd., Tanith Lee (SP)
Bref, une maison d’édition toujours aussi incontournable pour les lecteurs friands de nouvelles !
Un petit Fil d’Ariane pour finir ? L’Oxy-Team maintient un espace consacré au devenir de leurs publications, ainsi qu’aux parcours récents et à l’actualité des auteurs qui ont figuré à leur catalogue, et c’est par ici : Oxymoriens
(Note : Le logo de l’Oxymore, reproduit ci-dessus, est (c)Léa Silhol & PFR)


Oh que oui, je vais venir traîner par ici si le mot Oxymore est souvent employé. Merci d’en parler. Je suis une nostalgique de l’époque Oxymorienne… J’attends ces fameuses chroniques !