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Fées DiversVous imaginiez sans doute, vous, que sur internet, on cultive les pixels, et certainement pas les plans de haricots ?
Que l’on s’y déplace en surfant, pas en grimpant ?
Et dites-moi, vous pensiez vraiment qu’en matière de féerie, le web était le seul refuge des gremlins venus rendre fous vos pauvres ordinateurs ?

Adepte et ardente championne d’une “Féerie qui vit, tout simplement” - pour reprendre les mots d’une des rédac’ chefs, Clémence, dans le deuxième numéro de la revue affiliée -, Fées Divers également bouge et vit dans le mouvement, la variation de visage, l’adaptation à ses nécessités internes. Aussi dévoile-t-elle ces jours-ci la troisième  et élégante version de son site, conçue pour le plaisir des yeux, toujours, et dans le but d’accueillir un webzine en miroir à la revue qui adopte, elle, un rythme de publication annuel.
Actualités féeriques, nouvelles de la revue, chroniques régulières, interviews exceptionnelles, & autres surprises que je vous laisse découvrir là-bas en leur temps : ce nouveau site vise le dynamisme, le dialogue, l’interactivité. Et bien sûr, la passion toujours ! N’hésitez donc pas à passer faire un tour, un bout de grimpette sur le haricot : les génies des lieux sauront vous faire bon accueil (et si au passage vous y croisez Jack, bouche cousue, hein, vous ne savez pas qui a bien pu lui piquer quelques-unes de ses graines…)

Vous ne connaissez pas le chemin ?
And see not ye that bonny road… ?

Le Bar de Partout

Oxymore, en l’an 2003 : avec ses Récits des Coins d’Ombre, Claude Mamier offre aux lecteurs de son premier recueil une splendide invitation au voyage en zones sombres, des mondes aux frontières floues, aux visions surprenantes, à travers lesquels nous guide sa voix inspirée. Avant de tirer sa révérence et se lancer lui-même sur les routes de la terre, pour un tour du monde en 1000 jours et 1001 nuits – nous laissant, en ultime image d’ombre ou comme en promesse, celle “du stylo courant sur le papier, quelque part sur cette planète”.

Malpertuis, année 2008 : le conteur errant a parcouru le monde, le stylo fidèle a  bel et bien couru et noirci le papier, et dans son ombre sont nés les Contes du Vagabond, un ensemble de récits superbe par ses ambiances tissées d’exotisme et d’étrangeté, un très bel hommage au conte comme au monde, que j’avais à l’époque déjà évoqué ici même.

Glyphe, septembre de cette année 2009 : un nouveau recueil voit le jour, en écho avec le précédent dont on retrouve semble-t-il certains personnages, et toujours donc dans le sillage de Claudio le Vagabond (accompagné de son complice Philippe Dulauroy, lequel signe le carnet de photographies inclus dans l’ouvrage). Ce sera pour moi grand plaisir que de pouvoir reprendre la route sur ses pas, vers ce Bar de Partout qui sera tout aussi bien ouvert aux néophytes, puisque le recueil, composé de nouvelles inédites, pourra se découvrir indépendamment des précédentes oeuvres…

Présentation de l’éditeur :

Anton erre à travers la ville sans reconnaître Bratislava. Lorsqu’il trouve refuge au Bar de Partout, il y croise d’étranges clients, qui racontent des histoires tout aussi étranges :
Haruna, le guerrier Masaï,
Ahmed, le vieux Palestinien d’Hébron,
Jorge, fuyant sa favela de Rio de Janeiro,
Aline, la Française qui a juste bu un verre de trop,
Jasmine, de Katmandou, l’incarnation de la déesse Durga,
Juan, malaxant les feuilles de coca dans la jungle bolivienne,
Et bien d’autres encore…

Écrivain et traducteur, Claude Mamier est l’auteur de nombreuses nouvelles, dont plusieurs réunies dans son premier recueil, Récits des coins d’ombre (Oxymore). Il sait aussi se faire conteur sous le nom de Claudio le Vagabond, et sa propre histoire, pleine de tours et de détours, l’a entraîné dans un grand tour du monde à la recherche des contes et légendes traditionnels. Il en est revenu avec deux nouveaux ouvrages – Les Contes du Vagabond (Malpertuis) et Le Bar de Partout – et plus de 200 contes (www.1000jours1001nuits.net).

Annoncé pour septembre 2009, Le Bar de Partout peut d’ores et déjà se commander sur le site des éditions Glyphe, par ici.
Et dans l’intervalle, les esprits curieux seraient bien inspirés de tromper l’attente en allant fouiller sur le site consacré à ce magnifique projet des 1000 jours et 1001 nuits : entre les carnets de route, les photos et les contes rapportés, ils ne seront pas déçus du voyage ! C’est par là, donc :
http://www.1000jours1001nuits.net/

Mythical Creatures

Mythical creaturesMythical Creatures

Timbres & vignettes

Auteur : Neil Gaiman
Illustrateur : Dave McKean
Publication : Royal Mail
Année : juin 2009


J’aime lorsque l’art investit ces espaces où on ne l’attend pas, sur lesquels le regard aurait trop facilement tendance à glisser en temps ordinaires – jusqu’au jour où soudainement il semble les découvrir, intrigué qu’il est, alpagué, accroché, par un petit bout d’art rebelle et baladeur.
On peut en trouver n’importe où, de ces éclats hors normes, par terre, sur les murs, sur les gens parfois… et en ce moment, par exemple, sur quelques lettres anglaises.

La Royal Mail britannique vient en effet d’éditer une série de six timbres consacrée  aux Mythical Creatures, si bien que certains veinards recevront leurs cartes de vacances, leurs déclarations amoureuses – ou, qui sait, leurs factures – ornées d’illustrations de sirènes, de dragons, de licornes, de géants, de pixies ou de fées, le tout réalisé par le talentueux Dave McKean. Et pour les collectionneurs, glamour sur le gâteau, le livret de présentation de la série rassemble six vignettes en accompagnement des timbres, sous la plume fine et charmeuse de Neil Gaiman.
Il faut un esprit familier du monde merveilleux, un coeur dangereusement amoureux, et un vrai talent de conteur, pour donner à saisir l’essence de ces créatures à travers des récits et anecdotes dont le plus long ne doit guère dépasser une vingtaine de lignes (ma vignette préférée, sur les fées et la reine Mab, livre un portrait esquissé en cinq lignes, et n’en fait pas moins mouche, d’un trait qui m’avait arraché un sourire ravi !) Certains connaisseurs, le nez dans leurs lourds dicos féeriques, marmonneront peut-être que d’aussi courts textes n’ont rien à leur apprendre. Voire : croient-ils vraiment tout savoir de l’impact qu’eut l’existence des géants sur les paysages de Grande-Bretagne ? et puis, connaissent-ils les conséquences de la pénurie d’or anglais sur les lignées de dragons, mmh ? C’est que, derrière les textes brefs, vifs comme ces traits de lumière étranges que l’on n’aperçoit que du coin de l’oeil, on trouve des heures de recherche studieuses sur le folklore, et le désir en outre d’ancrer ces récits dans l’histoire et les décors d’Angleterre, en hommage au pays émetteur de ces timbres.
Surtout, au-delà de notre éternelle curiosité concernant les créatures mythiques, il y a le plaisir d’arpenter les terres de Grande-Bretagne et d’ailleurs en belle et bonne compagnie, entre les splendeurs picturales de Dave McKean et les traits spirituels de Neil Gaiman. Le plaisir aussi de penser aux enchantements ainsi lâchés dans notre monde : imaginez ce qu’il pourrait bien advenir d’une enveloppe confiée aux bons soins d’un pixie (oups), ou la tête de votre correspondant s’il trouvait, collée sur son courrier, une fée mal lunée (Lady Cottington approuverait…) On comprend sans peine, alors, que les artistes aient préféré remplacer la banshee à laquelle ils avaient d’abord songé par un portrait de fée, de crainte de créer un timbre de fort mauvais augure…

Une série qui, sous sa belle apparence parcheminée, devrait donc séduire philatélistes et mythophiles !

Le Fil d’Ariane

Aux mille nuances… (l’errance du Diable)

Nouvelle

Auteur : Elisabeth Ebory
Publication : in revue Elegy n°58
Année : mars 2009

Tomber sur une nouvelle d’Elisabeth Ebory, c’est toujours pour moi se couper à un petit bout de miracle sur terre. Un plaisir qui se faisait rare depuis ses récits publiés épars dans les anthologies de l’Oxymore, qui ont déposé sur mes rêveries de lectrice l’empreinte d’un univers fait de teintes neigeuses et de tains de miroirs, de rues modernes qu’on découvre  hantées par des créatures ailées, ou arpentées par des divinités de tous horizons mythologiques… Et il y a son style merveilleux, une voix telle le chant de ces enfants qui n’ont pas appris à ne voir qu’un seul monde, légère comme une invitation à la danse, lourde de sens et de secrets, obsédante, hypnotique : un enchantement.

Après quelques années trop silencieuses à mon goût, les occasions d’entendre à nouveau cette petite musique de plume et d’âme se sont récemment multipliées, avec des parutions en anthos (Aube & Crépuscule, Conquêtes & Explorations Infernales) et en recueil (A l’Orée sombre, tout fraîchement paru chez Griffe d’Encre et que je suis en train d’explorer – encore & encore – en ce moment même…).
Ainsi qu’une publication dans un support plus éphémère par nature, la revue Elegy, qui a laissé le diable se glisser dans les pages de sa rubrique « Contes et Nouvelles » pour les mois de mars-avril…  Car Lucifer au non-terme de sa chute se serait abattu sur terre, sous les roues d’un camion, sous les yeux d’une fille, la fille, qui l’a secouru, recueilli – l’a sauvé, s’est sauvée, croyez-vous ? Deux voix dans cette nouvelle, un ange déchu, et combien de chutes ? Quelles nuances dans les ténèbres, dans le sang d’encre ?
Pas évident d’évoquer sans le trahir un récit aussi court, mais je tenais tout de même à vous inviter à découvrir cette nouvelle si l’occasion s’en présente, pour son irrésistible charme musical, pour la gamme d’émotions déployée de la noirceur à l’émerveillement, et  pour la résonance avec ces chants que l’on entend à l’Orée sombre

Le Fil d’Ariane

C’est cyclique : tous les ans, je reste assez épatée par la richesse et les promesses des oeuvres qu’on voit émerger avec le printemps, entre mars et mai. Alors tandis que je suis plongée dans les parutions du mois dernier, passant des merveilles & malignités de Tanith Lee aux sombres grâces d’Elisabeth Ebory, poussant toujours un peu plus loin l’exploration, l’expérience, la compréhension peut-être, des meurtrissures de nos Identités, et guettant avidement le facteur qui déposera dans mon nid quelques Plumes de chats… en attendant donc que je sorte un peu les moustaches de ces livres-là et revienne en causer ici, un petit coup d’oeil vers certaines anthos ou revues particulièrement attendues en avril, et auxquelles il est déjà possible de souscrire (histoire de ne pas les manquer ^_^) :

1 pot de lait laissé à la fenêtre,
1 miche de pain bien grosse,
1 poignée d’esprits du foyer,
1 fût de Guiness avec un Cluricaun,
1 maison de pain d’épice,
10 kg environ de livres de cuisine,
4 interviews 3 nouvelles assaisonnées de 2 poèmes

Pour la décoration : les illustrations de Julia Jeffrey et Xavier Collette
Pour le glaçage : la couverture de Yannick Germain
Pour l’ambiance : la musique de Faun et Dieren Dara

Tels sont les ingrédients principaux de la recette de notre nouveau numéro.

Avec aussi : Blanche neige, Hansel, Gretel, Poucet, Mémé Biscuit…

J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette revue très classe qui porte bien haut, avec finesse et sensibilité – et non sans humour – la bannière d’une Féerie toujours vivante. Le numéro 3, consacré au thème Nourriture et Boisson, promet d’être tout autant à la hauteur, avec son sommaire à la fois gourmand et copieux où des nouvelles de Charles de Lint et Lawrence Schimel côtoient des articles sur James Jean, ou sur “les esprits du cellier” (entre autres pièces de choix, et de goût). Le Fées Divers nouvelle cuvée sera disponible dès le festival Trolls & Légendes à Mons, et il est dès à présent possible de passer commande sur le site de la revue :
Le sommaire
Les offres de commande (jusqu’au 30 avril)

La mythologie grecque, ses dieux et ses héros nous sont souvent familiers, eux qui hantent même notre vocabulaire : nous sommes narcissiques, érotiques, nous avons parfois la beauté d’Apollon, la ruse d’Ulysse, nous tombons dans les bras de Morphée… Jusqu’à nos ordinateurs que tentent d’infiltrer des chevaux de Troie !

Qualifiés de classiques, les mythes grecs n’ont cessé d’inspirer les modernes. Aujourd’hui, ce sont 18 plumes francophones qui ont interrogé les Muses afin de vous offrir la quintessence de leurs rêves.

Fantasy, fantastique, et même un peu de science-fiction… Les genres de l’Imaginaire se sont vêtus pour vous des couleurs de l’Olympe. Véritables aèdes du XXIème siècle, nos auteurs se sont fait tragiques, satiriques ou lyriques. Leurs récits vous entraîneront depuis les temps de l’Âge d’Or jusqu’aux étoiles de demain.

Après avoir ranimé L’Esprit des Bardes dans sa précédente anthologie, Nathalie Dau ravive le souffle de l’aède et les foudres de l’Olympe dans les pages de ce premier et très prometteur volume de la collection Périples mythologiques. Encore un livre que pourront découvrir les veinards visiteurs de Trolls & Légendes ! D’ici là, il est en souscription sur le site des éditions Argemmios jusqu’au 10 avril…
Présentation, sommaire, souscription, extraits à feuilleter : c’est par ici !

Là-bas. En enfer. On Hell.
Trahies, asservies, meurtries.
On leur a brisé les ailes.
Là-bas. En enfer. On Hell.
Pas si loin d’ici. Tout près, parfois. Si près.
Entravées. Mutilées. Violées.
On leur a volé leur vie.
Des ailes. Pour Elles. On Hell.
Pour qu’elles s’enfuient. Pour qu’elles s’envolent. Pour qu’elles soient libres.
Enfin.

« L ». Elle(s). Hell. Aile(s). Trois mots contenus dans une simple lettre. Trois mots pour signifier l’horreur, le combat, la liberté, l’indépendance, aussi. Trois mots, une infinité d’univers, d’histoires et de contes sur les femmes, pour les femmes…

« L » – « L » comme liberté, lumière et lyrisme ; « L » comme louve, lune et Leto…

Le titre nous interpelle, le thème nous concerne, ô combien : cette nouvelle anthologie engagée dirigée par Charlotte Bousquet, la première de la collection Pueblos chez CDS éditions, ne laisse guère indifférent — d’autant que les droits de l’ouvrage seront reversés à l’association Aurore – La maison Coeur de Femmes. Quant au sommaire caché derrière la couverture qui accroche fortement le regard et l’âme, il laisse à penser que cette descente aux enfers devrait être assez marquante…
“L” est actuellement en souscription sur le site de l’éditeur, et devrait sortir officiellement le 25 avril, lors de la 2ème édition de Hot Pepper’s Calling.
La page de présentation et de souscription

Voilà, wait and read ! (and enjoy, of course ^_^)

Astronomes, astrophiles, alchimistes, artistes et rêveurs, créateurs ou amoureux de créations : un astre nouveau, une Lune en renouveau s’est levée aujourd’hui même…
La Lune Mauve, après une longue éclipse qui permit de changer en profondeur, et pour le meilleur, la face de la planète, brille dans nos cieux depuis quelques heures déjà. Ce “webzine culturel et oniriques” lové dans le merveilleux écrin de l’univers rêvé et créé par l’infographiste Marie Guillaumet, a déployé sur les ondes ses belles nuances, ses paysages splendides et symboliques, sa galerie de personnages étrangement fascinants, & ainsi dévoilé aux yeux de tous les sentiers que les Lunemauviens invitent à parcourir dans les domaines de la musique, du cinéma, de la littérature, de l’art, et tellement plus encore…
Sans hésiter, allez donc rêver sur la Lune.
… Mais attention, fascination !

Bannière La Lune Mauve

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